Histoire de la soupière, un classique de l’art de la table

Mis à jour le
Par Sonia
Histoire de la soupière, un classique de l’art de la table

Quand on aime la brocante et les beaux objets anciens, il y a des pièces qui font battre le cœur plus vite, à mes yeux.

La soupière en fait clairement partie.

Objet central des grandes tables d’autrefois, elle raconte à elle seule tout un art de vivre, entre convivialité, élégance et gourmandise.

Aujourd’hui, je vous emmène dans l’histoire de la soupière, ce grand classique de l’art de la table qui traverse les siècles sans jamais perdre son charme.

Origine de la soupière : quand la soupe devient reine

La soupière apparaît en Europe à la fin du XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV.

À cette époque, la soupe n’est pas une simple entrée, mais le plat principal du repas.

Il fallait donc un récipient digne de ce nom pour la servir :

un bel objet, couvert, capable de garder la chaleur et d’impressionner les convives.

La soupière naît ainsi, pensée à la fois pour l’usage et pour le spectacle, car on aimait déjà, à table, faire un peu de théâtre en soulevant son couvercle devant tout le monde.

De quand datent les premières soupières ?

Les premières soupières connues remontent à la fin du XVIIe siècle, souvent réalisées en métal ou en faïence.

Mais c’est surtout au XVIIIe siècle que la soupière connaît son âge d’or.

Les grandes manufactures comme Sèvres, Meissen, Rouen, Moustiers ou Delft rivalisent de créativité pour proposer des modèles toujours plus élégants.

Au XIXe siècle, la soupière se démocratise et entre dans les maisons bourgeoises.

Elle devient alors un incontournable des services de table en faïence, en porcelaine ou en terre de fer.

La soupière, une pièce de forme emblématique

Dans l’art de la table, la soupière fait partie de ce que l’on appelle les pièces de forme.

Pourquoi ce nom ?

Parce qu’elle sort de l’ordinaire avec :

  • son corps ventru,
  • ses anses généreuses,
  • son couvercle surmonté d’une prise décorative.

Elle n’est pas plate, elle n’est pas discrète.

Elle est là pour être vue, admirée, et pour trôner fièrement au centre de la table.

Certaines soupières prennent même des formes étonnantes : choux, citrouilles, poissons ou volailles, surtout au XIXe siècle, pour le plus grand plaisir des yeux.

À quoi servait la soupière autrefois ?

Bien sûr, la soupière servait à présenter la soupe, le potage, le bouillon ou les ragoûts.

Mais son rôle allait bien au-delà.

Elle marquait le début du repas, rassemblait les convives et installait l’ambiance.

Quand on soulevait le couvercle, la vapeur s’échappait, les regards se tournaient vers elle, et tout le monde savait que le moment du partage commençait.

La soupière, c’était le cœur de la table.

Les matériaux des soupières anciennes

Selon les époques et les milieux, on trouve des soupières en :

  • faïence, très appréciée pour ses décors peints,
  • porcelaine, fine et élégante,
  • terre de fer, typique du XIXe siècle,
  • argent ou métal argenté, pour les grandes maisons.

Chaque matière raconte une histoire et reflète le niveau de vie et le goût de son époque.

Pourquoi la soupière est si recherchée en brocante ?

En brocante, la soupière attire toujours l’œil.

Et ce n’est pas un hasard.

Elle plaît parce qu’elle est :

  • décorative,
  • chargée d’histoire,
  • symbole de convivialité,
  • parfaite en centre de table ou en objet de décoration.

Mon avis de brocanteuse :

une belle soupière ancienne, surtout avec son couvercle d’origine, est une pièce forte qui donne tout de suite du caractère à un intérieur.

Et puis, entre nous, une soupière, ça a quand même plus de panache qu’un simple saladier.

Que faire d’une soupière aujourd’hui ?

Même si elle ne sert plus tous les jours à la soupe, la soupière a encore mille vies :

  • centre de table fleuri,
  • cache-pot,
  • objet déco dans une cuisine ou une salle à manger,
  • ou toujours soupière, pour les grandes tablées du dimanche.

Elle continue ainsi à remplir sa mission :

rassembler et faire plaisir.

La soupière, un objet d’âme et de partage

La soupière n’est pas qu’un objet ancien.

Elle est le témoin d’un art de vivre où l’on prenait le temps de se retrouver autour d’un plat chaud.

Quand on en chine une, on ne ramène pas seulement de l’ordinaire vaisselle.

On ramène une histoire, des souvenirs, et un peu de cette chaleur d’autrefois.

C’est sans doute pour cela qu’elle traverse les siècles sans jamais perdre son charme.

Alors, vous êtes prêtes à chiner une jolie soupière?

Ce qui est sûr et certain, jamais plus plus ne verrez une soupière comme un banal élément du quotidien..

Sonia

Histoire de la soupière, un classique de l’art de la table

Histoire de la soupière, un classique de l’art de la table depuis l’époque du XVIIIe, le lien social, la star des repas depuis l’époque du XVIIE e